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Le LOGEMENT D'ABORD
(HOUSING FIRST)

 L'association APPUIS considère que le logement est un droit opposable non négociable et un préalable au rétablissement des personnes accueillies et accompagnées. Le logement, comme espace de vie nécessaire à la construction et au déploiement du projet de vie dans une perspective d’épanouissement pour les personnes accompagnées.

les 8 principes clés du logement d'abord

  1. Le logement est un des droits de l'homme

  2. Les personnes ont la liberté de choix

  3. La séparation entre le logement et l'accompagnement

  4. L'accompagnement est orienté vers le rétablissement

  5. La réduction des risques et des dommages

  6. Un engagement actif sans coercition 

  7. L'individu est au centre de l'accompagnement.

  8. Un accompagnement sans limité de durée.

Le logement est un des droits de l'homme

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations unies a consacré un « droit au logement » en vertu duquel une personne a le droit de vivre en sécurité, dans la paix et la dignité.

Le logement d’abord met l’accent sur le droit des personnes sans domicile à avoir un logement. Dans ce cadre, on fournit le logement d’abord plutôt qu’en dernier lieu, sans attendre de la personne sans domicile qu’elle se comporte d’une certaine façon, qu’elle suive son traitement ou qu’elle s’abstienne de consommer des substances psychoactives avant de lui fournir un logement. Dans le cadre de cette approche, on n’attend pas des personnes sans domicile qu’elles gagnent le droit de rester dans leur logement. *

Les personnes ont la liberté de choix

L’un des principes clés du logement d’abord est que l’on doit écouter les personnes qui utilisent le service et leur avis doit être respecté. Une personne qui participe à un programme de logement d’abord doit pouvoir exercer de vrais choix quant à la manière de vivre sa vie et quant au type d’accompagnement qu’elle reçoit.

La séparation entre le logement et l'accompagnement thérapeutique

Le logement d’abord permet que le droit au logement ne soit pas compromis par l’obligation de traitement de la part de l’usager, que ce soit pour accéder au logement ou pour s’y maintenir. Le logement est dès lors distinct du traitement.

A la différence d’autres services d’aide aux personnes sans domicile, le logement d’abord s’engage vis-à-vis de la personne et non de son logement. Cette approche est fondée sur la personne et non sur un lieu

L'accompagnement est orienté vers le rétablissement

Un service orienté vers le « rétablissement » est axé sur le bien-être général d’une personne. Cela comprend sa santé physique et mentale, le niveau de soutien social dont elle dispose (de la part de son conjoint, de sa famille ou de ses amis) et son niveau d’intégration sociale, c’est-à-dire le fait d’être sociabilisé et d’avoir une activité sociale. Promouvoir le rétablissement d’une personne peut impliquer de faciliter son accès à l’éducation ou de l’aider à trouver une activité de loisirs gratifiante.

Le processus de « rétablissement » est unique et personnel,  fait d’essais et d’erreurs, de pas en avant et de pas en arrière. Ce processus implique des expériences fructueuses, mais également des sentiments de peine et de frustration. Dans le cadre du logement d’abord, le processus de rétablissement est individuel et l’accompagnement doit être souple afin de permettre à la personne de choisir sa propre voie vers une vie meilleure.

La réduction des risques et des dommages

L’idée de la réduction des risques est fondée sur le fait que la suppression d’une consommation problématique de drogue et d’alcool est un processus complexe et que les services qui imposent l’abstinence aux substances psychoactives ou la désintoxication ne fonctionnent pas pour de nombreuses personnes sans domicile. 

La réduction des risques joue un rôle central dans le logement d’abord. On ne peut pas placer au centre de cette approche le logement en tant que droit de l’homme, la promotion du choix de l’usager ou la promotion de la séparation entre le logement et le traitement sans appliquer le principe de réduction des risques. Si on imposait l’abstinence aux substances psychoactives, on ne pourrait pas proposer de logement à une personne qui refuserait de mettre un terme à sa consommation d’alcool ou de drogue et cette personne ne pourrait pas non plus se maintenir dans son logement.

Un engagement actif sans coercition 

L’engagement actif sans coercition est un concept américain que l’on peut décrire comme étant une manière assertive bien que – et c’est essentiel – non agressive de travailler avec les usagers des services de logement d’abord. L’accent est mis sur le fait de s’engager auprès de l’usager de façon positive afin de le convaincre qu’il peut se « rétablir »

L'individu est au centre de l'accompagnement.

Dans le cadre des services de logement d’abord, la personne est au centre de l’accompagnement, ce qui implique principalement d’organiser l’accompagnement et le traitement autour d’elle et de ses besoins.  

 

Dans le cadre du logement d’abord, on encourage les personnes sur le chemin du « rétablissement », mais cette approche est conçue pour leur permettre de tracer leur propre voie, en utilisant une combinaison spécifique de services qui leur convienne.

Toutes les personnes qui ont recours à un service de logement d’abord sont encouragées et accompagnées dans le choix du type de vie qu’elles souhaitent vivre. Le choix et le contrôle jouent un rôle important dans ce cadre. En effet, les usagers des services de logement d’abord prennent de vraies décisions concernant le type d’accompagnement et de traitement qu’ils souhaitent recevoir. La personne est au centre de l’accompagnement dans le cadre du logement d’abord.

Un accompagnement sans limité de durée.

Si un usager se trouve incapable de faire face à sa vie de façon autonome dans son logement (Loyers impayés, expulsion, nuisances de voisinage) et l’abandonne, l’équipe poursuit le travail entamé avec lui.

l’accompagnement suit la personne et n’est pas attaché à un lieu. Cela permet aux services de logement d’abord de maintenir le contact si quelqu’un perd son logement ou doit par exemple entrer à l’hôpital.

* Source Housing First Europe

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