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ACTUALITÉ: Un guichet unique pour l’accompagnement des réfugiés

Le Haut-Rhin fait partie des 27 départements participant au lancement d’un programme innovant d’accueil des réfugiés, baptisé Agir. Le dispositif sera élargi à l’ensemble de la France en 2024.

Dragusha sociologue kosovare-(a droite) avec son assistante sociale après son arrivée en France en 2019 elle a été accompagnée par l'association APPUIS qui pilotera le programme agir dans le Haut- Rhin

Dans le jargon administratif, on les appelle les « BPI », les bénéficiaires d’une protection internationale. Il peut s’agir de réfugiés, de personnes sous protection subsidiaire ou temporaire, selon leur situation dans leur pays d’origine. Sur les 1100 étrangers arrivés dans le Haut-Rhin en 2021, 400 ont obtenu la protection internationale. « Ces personnes ont vocation à rester en France, explique Anne Pegeot, directrice du dispositif Asile et réfugiés au sein de l’ association Appuis. Il faut qu’elles puissent s’insérer, l’échec n’est pas possible.

Parcours exemplaires

L’association met en avant des parcours exemplaires comme celui de Dragusha, une sociologue kosovare arrivée en France en 2019 avec ses enfants et qui a quitté son pays « pour des raisons douloureuses », confie-t-elle. Son mari a pu la rejoindre à Saint-Louis l’année dernière et a trouvé un emploi trois mois plus tard. Dragusha se distingue par la rapidité avec laquelle elle a pu apprendre le français, jusqu’à atteindre le niveau B1 attestant d’une bonne maîtrise. Son objectif aujourd’hui : « Pouvoir exercer à nouveau [son] métier ».


Tout aussi remarquable, le parcours d’Hashemi, 23 ans. Le jeune homme a quitté l’Afghanistan il y a quatre ans déjà, après que son père a été tué par les talibans et lui-même passé à tabac.

S’en suivra un long périple via l’Iran et la Turquie, un premier voyage en bateau qui se soldera par en échec et un second accroché à l’essieu d’un camion. Après un mois dans la rue à Paris, il sera finalement logé à Colmar. C’est là qu’il apprendra le français avant de suivre une formation de carreleur, puis de plaquiste ; son maître de stage actuel l’embauchera au mois de janvier.

Des crédits pour embaucher des travailleurs sociaux


Des crédits pour embaucher des travailleurs sociaux Pour multiplier ces parcours d’intégration réussie, l’association Appuis (218 salariés et 40 bénévoles dans le Haut-Rhin) s’est portée candidate pour être la référente du nouveau programme Agir (Accompagnement global individualisé pour les réfugiés). Elle a été choisie parmi six dossiers. Appuis coordonnera désormais toutes les actions dans le département avec deux priorités, l’emploi et le logement. Chaque BPI sera encadré par un travailleur social et un conseiller en insertion professionnelle. Des embauches sont prévues grâce à l’aide allouée par l’État : 70 000 € par an pour l’association, et 195 € par mois pour chaque réfugié accompagné, sur une durée de deux ans maximum. « Ce nouveau dispositif permettra de rendre les parcours plus cohérents et moins chaotiques, apprécie Brigitte Lux, directrice départementale adjointe à la DDETSPP, direction de l’emploi et des solidarités. L’accompagnement au plus près des réfugiés sera plus efficace. »

Pour multiplier ces parcours d’intégration réussie, l’association Appuis (218 salariés et 40 bénévoles dans le Haut-Rhin) s’est portée candidate pour être la référente du nouveau programme Agir (Accompagnement global individualisé pour les réfugiés). Elle a été choisie parmi six dossiers. Appuis coordonnera désormais toutes les actions dans le département avec deux priorités, l’emploi et le logement. Chaque BPI sera encadré par un travailleur social et un conseiller en insertion professionnelle. Des embauches sont prévues grâce à l’aide allouée par l’État : 70 000 € par an pour l’association, et 195 € par mois pour chaque réfugié accompagné, sur une durée de deux ans maximum.

« Ce nouveau dispositif permettra de rendre les parcours plus cohérents et moins chaotiques, apprécie Brigitte Lux, directrice départementale adjointe à la DDETSPP, direction de l’emploi et des solidarités. L’accompagnement au plus près des réfugiés sera plus efficace. »

Article de l'Alsace Valérie KOELBEL


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